Si je voulais commencer à prendre la suite de maman, il fallait déjà que je commence par finir mon cursus scolaire. Et pour ça, il fallait bosser à fond !
Whaaaat, une nana d’la classe avait trompé son mec avec sa voisine et… non non, les devoirs.
Maman, elle, comme elle pouvait enfin se la couler douce, elle faisait un peu tout c’qu’elle voulait. Bon, en gros elle faisait la même chose qu’avant sans avoir à courir après les mecs. Du coup, elle bichonnait son jardin…
Elle continuait de peindre pour renflouer le budget du foyer, le temps que j’arrive à gagner suffisamment avec mes livres… même si la vieillesse avait dû lui retourner le cerveau un chouïa. Enfin je sais pas, c’était moi ou elle gribouillait plus qu’elle ne peignait ?
Et puis elle essayait de bricoler la baraque histoire que je récupère pas un machin déglingué. Bon, c’est surtout qu’elle voulait se lancer dans l’herboristerie sans avoir ramené les bonnes plantes de Granite Falls. Forcément, ça coinçait. Du coup elle trouvait d’autres occupations…
Un matin, Pontos est sorti de son berceau, avec les bras tout flasques.
Enfin non, suffisait qu’il atterrisse correctement quoi.
Ça commençait à faire beaucoup, niveau petits frères. Même qu’ils se réunissaient dans la chambre à bébés, allez savoir pourquoi, pour causer de trucs que j’captais pas vraiment. Comme c’était un poil flippant, je cherchais pas plus que ça.
On a fêté l’anniversaire de Persès, parce qu’il était super bon en classe apparemment. Ouais, maman m’a expliqué qu’il fallait faire bosser les gosses super bien pour qu’ils finissent leurs cursus super vite pour qu’ils se barrent de la maison super fissa. Voilà voilà.
Et pouf ! Bon, ça faisait un peu la tronche quand même, mais il était pas moche le bougre.
Même si avec un sourire, ça passe quand même tout de suite mieux.
Et puis comme j’étais trop forte, j’ai fini par pouvoir me barrer du lycée. C’était pas très reluisant, mais à moi la relève de la malédiction ! Autant qu’on avance, quoi.
A part un poil de maturité en plus dans le visage, y’avait pas grand-chose à annoncer. Comme maman me prenait la tête pour retourner à Granite Falls, j’ai craqué et je l’y ai renvoyée. Qu’elle aille bisouiller l’ermite, tiens !
En attendant, j’ai pu aller fouiller dans ses fringues pour lui piquer une robe. Voilà.
J’ai profité que les garçons soient endormis pour aller me présenter à l’arbre d’Aphrodite, histoire qu’elle s’fasse à l’idée que je prenais la suite du schmilblick et tout ça…
- Apparemment, il faut t’arroser… vive la logique, arroser un arbre gigantesque pour qu’il t’ouvre son toboggan ! Déesse tarée.
Au petit matin, comme maman n’était toujours pas revenue, j’ai installé les gosses devant leur bol de céréales et leurs dessins animés avant de faire un saut en ville. ‘Paraît qu’on pouvait y trouver des mecs, et comme il fallait bien commencer quelque part…
J’suis donc allée à la bibliothèque et je suis tombée sur Poséidon, un de mes frères que j’ai donc pu enfin rencontrer…
Sauf que des Halliwell, y’en avait de partout ! Hélios et Chronos trainaient dehors…
Et puis Dionysos a squatté aussi. Au moins, j’ai pu faire connaissance de ma propre famille.
Entre deux, y’avait aussi des gars chelou…
Du coup j’ai appliqué la méthode de maman : carrément squatter chez les voisins ! Et ça a marché. Ils sont même tous sortis pour m’accueillir. Huhuhuhuuu
On a donc papoté et j’en ai ramené un à la maison, parce qu’il fallait bien démarrer avec celui-là ou un autre…
J’ai commencé à mettre en pratique mes charmes naturels, aidés un peu par la perspective de ma tâche. Avec maman qui veillait au grain au fond du salon, comme si elle s’apprêtait à intervenir à tout moment pour me dire si je faisais les choses correctement ou non.
Comme tout se passait bien, j’ai pas eu à me taper la honte. Premier ba.iser, check ! Bon, au milieu des frangins par contre, pas trop le choix.
Pendant que je virais maman de sa chambre pour récupérer le lit le plus décent de la maison, Hypnos soufflait ses bougies…
Allez allez on s’active, j’veux d’la place pour mes mioches, moi !
D’ailleurs, en parlant de mioches…