• Nectarine continuait tellement de faire des pâtisseries H24 qu’elle arrivait maintenant à pondre des tourtes. Pas des tartes certes, mais on n’était pas loin. Au moins, elle nettoyait après ses co.nneries, maintenant.

    Chapitre 30

     

    A force, ça lui est monté à la tête, elle s’est mis à vider toutes les poubelles de la maison. Bon, y’en n’avait pas beaucoup mais elle nous avait jamais fait ça.

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    Du côté de Pêche, ça bossait dur pour le labo. Quand je la voyais partir tous les matins avec sa blouse, j’étais trop fière <3

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    Après ça… on a eu comme un p’tit problème. La robe a mis tellement de temps à arriver, qu’en plein mouvement de danse…

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    Du coup, quand on a fini par la livrer, on n’a pas attendu plus longtemps ! Surtout que Samichou avait déjà tourné au gris depuis un moment, manquait plus qu’il nous quitte avant le mariage…

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    On a aménagé un petit coin dans le jardin pour la cérémonie et on a passé deux trois coups de fil en n’étant pas sûrs de qui se pointerait, comme ça s’est organisé en pleine semaine. M’enfin c’était pas bien grave, j’avais ma robe et mon Samichou.

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    - Mais, ma chérie, tu es toute rayée !
    - Comment ça ?
    - Ben t’as dû choper un mauvais truc.
    - Ah oui tiens. Juste ce qu’il nous fallait !

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    - Aïe aïe aïe… tu veux reporter ? Peut-être que j’vais encore vivre quelques jours !
    - Haha mais non mon choubidou ! Azy les rayures ça donne un staïle !

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    Bon, ptètre qu’on était un peu longs à passer au blabla, parce que ça f’sait la tronche là-bas derrière. Ou alors Prune était juste sur les nerfs de voir que Cerise avait osé se pointer. On avait aussi Kiwi, qui se la jouait à la Potiron.

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    - Allez mon amûr d’amûr ! On enfile la bagounette et on fait des bisous <3
    - Ça va pas un peu vite ?
    - C’t’à dire qu’il faudrait quand même que j’me soigne, je sais pas c’que c’est c’te maladie rayée… ce serait ballot que je clamse PENDANT, nan ?
    - T’as pas tort ma choubidoune !
    - Alors je te jure fidélité et amour dégoulinant jusqu’à la fin de nos jours ! Et toi ?
    - Ben tout pareil !

    Chapitre 30

     

    Alors on s’est embrassés…

    Chapitre 30

     

    … Mais ça bavait tellement que ça continuait de faire la tronche, derrière. Sauf chez Cerise, sur qui ça f’sait bizarre de sourire.

    Chapitre 30

    - Zut, on est en r’tard ! C’est fini ?

    - Ouaip ! Vous avez loupé les rayures de maman, les bisous dégoulinants, les déclarations d’amour trop romantiques, toussa…

    - En même temps quelle idée de faire ça en fin d’aprem en pleine semaine…
    - C’est sûr… mais t’es qui, toi ?
    - Ta cousine ! La fille de Prune, une triplette, enfin j’ai deux frangins.
    - Ah ouais quand même. Remarque c’est vrai, t’as la même tronche que ta mère, c’est violent.
    - Ouais, on m’le dit souvent.

    Chapitre 30

     

    Voilà, donc comme on était super logiques dans la famille, ils se sont installés après la guerre, quoi. Et il était possible que Prune soit en train d’engueuler ses gosses pour être venus en fringues quotidiennes.

    Chapitre 30

     

    Du coup sa fille, dont j’avais complètement pas saisi le prénom, a fait un saut dans la salle de bain pour se refaire une beauté. Même habillée classe et les cheveux relevés, c’était le portrait de ma chère cousine.

    Chapitre 30

     

    Et puis là, y’a eu une meuf qui a débarqué, toute de jaune vêtue. J’ai pas compris.

    Chapitre 30

     

    - Ah oui, c’est ma fille. Elle est où ta sœur ?!
    - Le pif dans ses devoirs, m’man…
    - M… Mais ?! qu’est-ce que je vous dis depuis des années ! On fait tout pour être belle, et on squatte au mariage de votre tante !
    - Ouais ben écoute…
    - Ahem, j’suis devant toi, c’est effectivement mon mariage aujourd’hui, et que je sache, t’as pas été invitée. C’est quoi cette histoire là ?
    - Bah, j’t’avais dit que j’reviendrais ! Ben me voilà, avec des filles encore plus belles que les tiennes ! Bon, même si y’en a qu’une sur deux, là…

    Chapitre 30

     

    - Non mais elle est toujours là-d’sus ?!
    - A qui l’dis-tu ! Hé, Cerise, non seulement ta seule fille présente n’est pas plus belle que les miennes, mais en plus ça compte pas. C’moi l’héritière, c’moi qui choisis la suivante. T’as rien compris à la vie pov’tâche !
    - Pfff, je savais que j’aurais dû en faire plus…
    - …

    Chapitre 30

     

    - Bon ben tant qu’on est sur l’sujet… Nectarine, ma chérie, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer !
    - Quoi, t’es enceinte ?!
    - … Non, pas à mon âge ma puce.
    - Pas faux.
    - T’as entendu parler du truc de l’héritière ?
    - Vaguement.
    - Pas grave, j’aurais le temps de t’expliquer. Bref, je t’ai choisie pour me succéder !

    Chapitre 30

     

    A ce moment-là, on a entendu du bruit dans la chambre. Je sais pas si ça l’a inquiétée ou si elle était surprise de mon annonce, mais sa tête a fait une espèce de mixe des deux…

    Chapitre 30

     

    Avant de découvrir que le temps était venu pour mon Samichou. Le bougre avait dû décider que le mariage était le dernier accomplissement de sa vie, ou co.nnerie du genre.

    Chapitre 30

     

    Alors y’a eu rassemblement dans la chambre, avec des gens qui le connaissait même pas. De l’air, moi j’dis !

    Chapitre 30

     

    Faufau-l’escargot a fini par arriver, en retard comme à son habitude. On avait eu le temps de chialer toutes les larmes de notre corps, avant que mon Sam d’amûr ne se mette à râler comme quoi il allait v’nir nous voir bientôt, de toute façon.
    - Ouais mais bon, on vient d’se marier quoi ! Les invités sont même pas tous rentrés que tu clamses ! T’es pas cool !
    Bon j’avoue, j’étais pas contente mais juste parce que j’étais triste. Ça peut arriver, non ?

    Chapitre 30

     

    On a mis sa tombe à côté des autres de la famille, il allait pouvoir taper causette avec Mamie Pomme, c’était fun.
    - Ça va aller, maman.
    - Je sais bien, merci ma chérie. Tu nous connais, j’vais bouder la première nuit où il nous rendra visite et puis ensuite ce sera le dawa sous les draps !
    - … Je veux pas savoir. Je te soutiens, mais garde les détails pour toi, quand même.
    - Okay…
    Voilà. Je m’étais mariée et j’étais devenue veuve dans la même soirée. Et le flambeau était passé.

    Chapitre 30


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  • Depuis que maman m’avait nommée « héritière », tout partait en sucette. Déjà que papa venait de mourir, v’la qu’elle changeait de look… ouais, comme par magie.

    Chapitre 31

     

    Mais le lendemain matin, on a découvert qu’une bonne partie des invités était toujours là, et avait vidé le frigo.

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    Pêche partait au labo sur son trente-et-un, normal quoi…

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    Le seul truc sympa était de voir avec la fraicheur du matin à quel point ma cousine ressemblait à sa mère, encore une fois. C’est genre son double, mais en plus jeune. Ou en plus vieille, selon l’sens dans lequel vous prenez ça quoi. (d’ailleurs c’était pas vraiment ma cousine, puisqu’elle était la fille de la cousine de ma mère… mais bref c’était ma cousine hein).

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    Pour me changer les idées, je passais mon temps à faire des p’tits gâteaux. Sophie était complètement gluée à la maison, tant et si bien qu’elle prenait même pas la peine de rentrer chez elle rien que pour prendre un bon bain. Ouais, là y’en avait gravement besoin quand même.

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    A force de cuisiner, j’me suis dit qu’il valait mieux que j’emmène tout ça au lycée plutôt que tout faire manger à la famille et qu’ils grossissent à fond au passage. Alors tous les jours, j’emmenais mon baluchon de pâtisseries et je les filais à mes potes, aux profs… même à mes collègues au café. De temps en temps, je recevais des p’tits mots dans mon casier pour me remercier de partager, et me dire que c’était pas mauvais, c’que j’faisais. Alors ça me confortait dans mon envie d’avoir ma pâtisserie.
    Et puis un soir, alors que je rentrais de mon job que j’avais pris à mi-temps, j’ai tournoyé dans des étoiles. Ouaip, entre le mariage des parents, le décès de papa, le squattage intense et bizarre à la maison, la cuisine, les cours, et tout ça… j’avais oublié mon anniversaire.

    Chapitre 31

     

    Du coup j’ai pas perdu de temps. J’ai pris un peu sur le budget familial pour acheter un terrain vide en centre-ville, histoire de monter ma boîte petit à petit.

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    Et je l’ai aménagé avec le minimum syndical : de quoi vendre mes pâtisseries, deux petites tables… ça allait très bien comme ça. (puis j’avais pas vraiment le choix, surtout).

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    Avoir des clients, c’était pas la joie. J’ai ajouté un panneau pour annoncer un peu ce que je vendais, et quelques heures plus tard, ça commençait à arriver. Ma (vraie) cousine Elodie faisait partie du lot, et je me suis dit que c’était l’occasion pour apprendre à la connaître, mais elle avait l’air aussi joyeuse que sa mère…

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    Et elle se permettait de squatter un peu du mauvais sens de la « boutique ».

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    Pendant qu’elle rendait dingue un client qu’elle allait certainement me faire perdre, j’encaissais enfin quelqu’un ! Allez, c’est le début de la gloire, on va dire.

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    - Bon alors, tu prends quelque chose ou pas ?
    Elle a tellement bugué du cerveau que j’ai eu le temps de voir du coin de l’œil Faufau-l’escargot squatter MA mini-boutique. Je savais pas si je devais considérer ça comme un honneur ou comme une mise en garde.

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    Bon… premier bilan, pas trop mal finalement ! J’avais vendu quasiment tout ce que j’avais amené.

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    Je me suis accordé mon dimanche pour préparer plein de nouveau plats, et puis rebelote le lundi. Pour le moment, c’était assez fun. Dur, mais fun.

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    - Au fait soeurette, on a reçu un truc pour toi !
    - Ah ouais ?
    - Yeap, c’était dans la boîte aux lettres…

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    Il s’agissait d’un petit mot, comme ceux que je recevais au lycée.
    - Hé mais attends…je reconnais l’écriture.
    - Sérieux ?
    - Ouais, j’en avais des comme ça dans mon casier, avant…
    - C’est cool !
    - Nan c’est louche ! Dans la boîte de chez nous, en plus !

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    - Et qu’est-ce qu’il dit, ce mot ?
    - « Merci pour les délicieuses pâtisseries que tu vends, elles me manquaient depuis la fin d’année scolaire ».
    - Bah, c’est gentil non ?
    - j’imagine oui.. mais que ce soit directement arrivé ici, ça me perturbe.
    - Boarf, tu fais un flan pour pas grand-chose, sans mauvais jeu de mots.

    Chapitre 31

     

    - Ça t’inquièterait pas, toi ?
    - Pas plus que ça. Allez, t’as un admirateur ! Y’a plus qu’à.
    - Qu’à quoi ?
    - Ben bosser.
    - Ah, oui…
    Quand même, c’était perturbant. Voilà.

    Chapitre 31

     

     

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    Chapitre 31


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  • Comme j’avais la trouille que maman rende le noyau pendant que j’étais à la boutique, je l’ai embarquée avec moi. Elle avait pris sa retraite mais supportait le budget de la maison avec ses peintures. Du coup, elle disait pas non à un peu d’activité en plein air, surtout que ça lui permettait de voir un peu la famille passer dans le coin. Et comme elle connaissait la cuisine de la maison, elle était toute désignée pour me porter assistance.

    Chapitre 32 

    Elle m’aidait aussi à encaisser les clients quand ça affluait un peu trop. Non pas que c’était mauvais, au contraire, mais j’avais pas quatre mains et deux bouches, hein.

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    Si elle s’est bien amusée avec moi pendant plusieurs jours, au bout d’un moment elle s’ennuyait quand même. On a donc pris un de ses chevalets avec nous et pouf, plus d’problème !

     

    Chapitre 32 

    A force de vendre ses toiles, on a pu faire construire un petit coin toilettes, comme c’était relativement approprié à l’endroit et que les clients allaient moins faire la tronche. Nous aussi, accessoirement.

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    Et puis un jour, en rentrant de la boutique, maman et Pêche m’ont demandé d’aller sur la terrasse. Elles s’étaient cotisées pour mon cadeau d’anniversaire en retard, mais quel cadeau ! Une grosse machine pour faire des pâtisseries, je pouvais pas demander mieux. Je l’ai d’ailleurs testée immédiatement.

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    Avec ça, je pouvais faire des trucs un peu différents de ce qu’on avait l’habitude de faire au four, c’était fun. Voyons voir…

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    Yup ! J’allais bien m’amuser, moi. J’ai fait une fournée pour les remercier et je m’y suis attelée tout le lendemain pour avoir de super trucs à proposer à la boutique.

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    On a eu la visite de tonton Kiwi qui s’ennuyait encore plus sec que maman, du coup je lui ai donné quelque chose à faire, le pauvre.

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    Et comme ça marchait plutôt bien, même si c’était encore un poil lent (fallait bien commencer quelque part, mais je me révélais plus impatiente que prévu), j’ai pris un peu sur la recette de la boutique pour nous offrir une petite publicité internet. En espérant que ça fasse effet !

    Chapitre 32

    - Alors alors, t’as des nouvelles de ton admirateur ?

    - Pas vraiment.

    - Rooh c’est vrai ? Pas de petits mots ?

    - Pas depuis celui qu’il a apporté ici.

    Chapitre 32

    - Attends, moi j’en ai un !

    - Comment ça ?

    - Ben je pensais qu’il passerait à l’étape supérieure en laissant un mot à la boutique !

    - Non non…

    - Il en a laissé un nouveau ici, aujourd’hui ! J’suis désolée, j’ai pas pu m’empêcher de le lire en attendant que tu rentres…

    Chapitre 32

    - … Tu lis mon courrier toi, maintenant ?

    - …

    - …

    - Roooh ça va hein, c’est pas tes factures ou j’sais pas quoi ! En plus t’as trop la trouille pour lire ça toute seule.

    - Non mais…

    Chapitre 32

    - Bref, ça dit quoi alors ?

    - Ben il veut te rencontrer.

    - … QUOI ?! t’es sérieuse

    Chapitre 32

    - Ben ouais !

    - Mais mais mais, j’veux pas moi ! Si c’est un vieux psychopathe ?!

    - Pourquoi il devrait être vieux le psychopathe ?

    - J’sais pas… ça n’arrange pas son image en tous cas.

    - Parce que le fait qu’il soit psychopathe c’est pas suffisant ?

    - Non mais tu m’aides pas, là !

    - Pardon, pardon !

    Chapitre 32

    - Et donc, il donne un lieu ou bien ?

    - Ben ouais, ta boutique.

    - Vache… tu voudrais pas v’nir avec moi, dis ?

    Chapitre 32

    - T’as de la chance qu’il veuille que ce soit en week-end ! Allez okay, ça va être fun.

    - Merci…

     

    Chapitre 32

     


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  • En attendant le week-end, je suis surtout restée à la maison pour bichonner Cupinette. Ben ouais, c’t’une machine à Cupcakes à la base, du coup…

    Chapitre 33

    Bon, il allait quand même falloir que je bosse un peu mes muscles, moi…

    Chapitre 33

     

    Et puis comme j’ai vu une super pub dans laquelle la grande Kéty Komcépié présentait son tout dernier produit nettoyant, j’suis directement allée l’acheter pour l’utiliser sur Cupinette.

    Chapitre 33

     

    Même que maintenant, j’arrivais carrément à faire des barres de caramel ! C’est les clients qui allaient être contents. Du sucre en portion, quoi demander de mieux ?

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    Pendant ce temps, tonton Kiwi qui avait élu domicile dans l’ancienne chambre de tonton Potiron, a fini par rendre le noyau…

    Chapitre 33

     

    On l’a évidemment installé à côté des autres fruits de la famille, au fond du jardin. Pour m’assurer de ne pas décéder subitement à cause des calories de ma cuisine, j’ai décidé de me mettre au sport, même si c’était pas encore ça. A part mamie Pomme, y’a pas grand monde chez les Entartées qui aura été un modèle sportif.

    Chapitre 33

     

    - Là-bas ! Regarde, à la table !

    - De quoi donc ?

    - Ben tourne la tête, tu verras bien.

    Chapitre 33

     

    - Oulalah, ils sont deux !

    - J’suis sûre que c’est le petit blond.

    - Avec ma chance, je parierais sur l’autre. J’ai trop d’cheveux, faut bien un chauve en face.

    - Mais t’es bête ! Tu disais qu’il te laissait des mots au lycée déjà, non ?

    - Oui, et ? Ça peut très bien être un prof aussi.

    - Qui risque de se faire virer pour faire du gringue à une élève ?

    - … C’est pas faux.

    - Bah alors, va !

    - Mais j’sais pas quoi dire !

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    - … La vache, t’es crucruche quand même !

    - Ah ben avec toutes les fortes têtes de la famille, fallait que ça tombe sur moi pour compenser. D’ailleurs, toi qui m’pousses, tu voudrais pas t’en trouver un, de mec ?

    - Occupe-toi de tes fesses.

    - J’peux pas, tu le fais déjà pour moi.

    - Gnagnagna.

    Chapitre 33

     

    J’ai donc attendu que le vieux se lève pour aller m’asseoir en face de celui qui était potentiellement ledit admirateur, restait à lancer la conversation.

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    - Et doooonc c’est toi, la personne des p’tits mots ?

    - Oui ! J’suis désolé, j’ai jamais su comment t’aborder…

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    - Je t’aurais pas bouffé ! C’est surtout que c’est flippant ce que t’as fait, tu vois ?

    - J’ai pas vraiment réfléchi à ça, c’est vrai…

    Y’avait une ambiance du tonnerre. Je devais quand même reconnaître qu’il était ultra canon. Tellement que je me forçais à sourire, parce que j’avais juste envie de fondre.

    Chapitre 33

     

    - … Ton prénom, c’est ?

    - Ambroise. Pas top, je sais, mais j’m’y suis fait…

    ‘Tendez. Ambroise, ça venait d’l’ambroisie, nan ? Et l’ambroisie, c’était une plante, NAN ?! Même son prénom criait qu’il était au bon endroit.

    Chapitre 33

     

    - Euh, Nectarine…

    - C’est qui ça ?

    - Mon cousin Arthur. Enfin c’est le fils de la cousine de ma mère, mais bref c’est mon cousin quoi. Qu’est-ce que tu veux ?

    Pas que je voulais être désagréable, mais ça commençait à devenir intéressant quoi.

    - Ben, c’est ta mère…

    - Quoi ma mère ?

    Chapitre 33

     

    Hé bien ma mère avait décidé qu’il était temps pour elle de nous quitter.

    Chapitre 33

     

    En rameutant au passage tous les clients du jour. GG maman.

    Chapitre 33

     

    - Bon ça y est, tout le monde est là ?

    Chapitre 33

     

    - Que j’me pose, parce que ça commence à être dur de supporter le poids d’une tête si remplie.

    - T’es sûre que c’est le moment de faire des vannes ?

    - J’peux mourir comme je veux, oui ?

    Chapitre 33

     

    Et puis elle s’est allongée, attendant la dame en noir.

    Chapitre 33

     

    - Pastèque Entartée. Hum hum… vous êtes sûre de vouloir partir habillée comme ça ?

    - J’t’en pose des questions, l’escargot ? Au moins j’pourrais convertir les gens même morte.

    Bon, ben au moins elle avait l’air de bien s’amuser alors qu’on pleurait tout ce qu’on pouvait, nous z’autres.

    Chapitre 33

     

    J’avais pas le cœur à bosser. Du coup j’ai pris l’urne de maman avec moi, et j’ai laissé Pêche s’occuper des clients.

    Chapitre 33

     

    Et elle en a profité pour utiliser l’argent de la dernière toile de maman pour agrandir la boutique un petit peu. On allait en avoir besoin.

     

    Chapitre 33

     


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  • - Franchement Faufau, t’aurais pu attendre qu’on soit rentrées au moins, que maman parte pas comme une sauvage au milieu du magasin et des clients…

    - Ahem… je pense qu’elle a apprécié de faire le spectacle, moi…

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    - C’est pas vraiment le moment de faire des vannes.

    - Ta mère en a bien fait.

    - Oui mais c’est maman, il fallait.

    - Ben écoute...  moi j’y peux rien, j’ai des horaires et des délais à respecter, sinon ça barde et je touche pas mon treizième mois.

    - … Ton excuse est pourrie. Pas de tarte pour toi, c’est fini.

    - Parce que j’en ai déjà eu ?

    - Non mais j’peux demander à mamie Pomme de pas t’en filer, à l’occasion.

    - …

    Chapitre 34

     

    Vanne ou pas vanne, Pêche était inconsolable…

    Chapitre 34

     

    Quant à moi, je ne me rappelle plus vraiment comme s’est terminée cette merveilleuse journée. En tous cas, y’avait eu du jus de fruit…

    Chapitre 34

     

    En me levant, j’étais complètement dans le pâté. Tellement que j’ai à peine capté la présence à mes côtés qui faisait pourtant s’affaisser l’autre bout du matelas quoi.

    Chapitre 34

     

    C’est quand ça a bougé, que j’me suis dit WHAAAAAAAAAT ?!

    Chapitre 34

     

    - … AMBROISE ?? Mékestufoula ?!

    - Ben c’est toi qui m’a demandé de rester hier !

    - Sérieux ? Ah… pourquoi donc ?

    - Avec la mort de ta mère, toussa… t’étais pas bien.

    - Mais pourquoi t’es en calbut ?

    - J’arrive pas à dormir avec un t-shirt.

    - … Ah.

    Chapitre 34

     

    Bon. J’avais aucun souvenir de tout ça, ma tête hébergeait un marteau-piqueur, mais Ambroise avait l’air d’un mec bien (sans parler qu’il était fort agréable visuellement parlant). Et puis d’un coup, ça me frappa.

    - Mais attends, on n’a paaaaas… ?!

    Chapitre 34

     

    - Non non, tu voulais juste pas être seule.

    - Okay… ben, merci alors.

    - Je t’en prie. Ça va mieux ?

    - Pas vraiment. Et maintenant j’ai envie que mon crâne décède.

    - Ce serait dommage…

    - Un peu oui…

    Chapitre 34

     

    Bon alors, jugez-moi si vous le souhaitez, mais à c’moment là j’ai juste eu envie d’un câlin. Certainement parce que j’étais pas totalement dé-jus-de-fruitisée. Mais bon, ça n’a pas eu trop l’air de le déranger non plus, alors flouf.

    Chapitre 34

     

    J’ai pas vraiment cherché plus loin, et je suis allée me faire à manger, parce que ça se tordait dans tous les sens dans mon bidou.

    - Hé ben… t’as l’air fraîche, toi.

    - Et t’as vu la tête que tu tires ?

    - … Ouais, je sais.

    Chapitre 34

     

    - La nuit a été dure, en même temps…

    - M’en parle pas, je sens plus ma tête…

    - A ce point-là ?

    - Ouais… tu m’as pas vue boire, hier ?

    - Pas vraiment… j’ai entretenue une relation très intime avec des boites de mouchoirs. Oui, au pluriel.

    - La vache… moi j’ai dû préférer le coin bar…

    Chapitre 34

     

    - D’ailleurs je crois que t’étais pas seule avec tes boissons, j’me trompe ?

    - Aïe, t’as vu Ambroise ?

    - Alors c’était lui ? Non non, j’ai juste entendu du boucan venant de la chambre à un moment.

    - Sérieux ?

    - Ouais, apparemment t’étais tellement out que t’es tombée par terre avant qu’il ait réussi à t’foutre sur le lit.

    - Oh la vache… tu gardes ça pour toi, hein.

    - Evidemment…

    Chapitre 34

     

    - Mais alors... tu me racontes ce qu’il s’est passé !

    - Ben rien du tout, haha ! Enfin, d’après c’qu’il dit.

    - Les enfants, va falloir vous sortir les doigts du fion, rien qu’un peu.

    - J’vais faire comme si j’avais rien entendu. T’as pas un homme à trouver, toi ?

    Chapitre 34

     

    - Pas envie. Avec maman et le boulot, c’est pas le moment.

    - Roh allez quoi… à ce train-là tu seras tata avant d’avoir des enfants à toi.

    Chapitre 34

     

    Bon, en même temps je disais ça mais j’avais absolument pas réfléchi à l’éventualité d’apprécier Ambroise plus que prévu. Bon, y’avait pas grand-chose de prévu à la base, puisqu’après se l’être joué stalker creepy, on s’était rencontrés quand maman était décédée… du coup, vu les souvenirs que j’avais de la nuit dernière (proches de zéro), ben y’avait pas grand-chose à dire. Hormis le fait qu’il était pas moche, encore une fois, le gredin.

    Chapitre 34

     

    Et vu qu’il a décidé de traîner un peu dans la maison, je pouvais vous prouver mes dires. Oui oui, enfin.

    Chapitre 34

     

    Même plusieurs fois.

    Chapitre 34

     

    Bref, on s’est vite reprises quand même, parce que maman est sortie de sa tombe plutôt rapidement. Et elle s’est entendue d’une façon merveilleuse avec mamie Pomme, qui avait l’air ravie d’avoir une copine fantôme avec un caractère comme le sien. Si c’était pas mignon…

    Chapitre 34

     

    D’ailleurs, maman s’amusait bien. V’là qu’elle pouvait tester plein de trucs qu’elle avait jamais fait de son vivant, comme jouer aux jeux vidéo (de foot, qui plus est… sérieusement ?!).

    Chapitre 34

     

    Avec Pêche, ça nous a franchement requinquées, par rapport à comment on avait pris son décès. Du coup, en hommage, on a décidé de soutenir le parti qu’elle aimait tant. Et pour ce qui était d’Ambroise… bon ben, laissez-moi un peu réfléchir, quand même.

     

    Chapitre 34

     


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