• Chapitre 7 - les bleus

    Avec le travail, j’en avais oublié mon anniversaire. Alors je passais plus de temps que d’habitude sous la douche, tant pis pour les factures. Au moins, ça avait le mérite de me faire me sentir un peu mieux.

    Chapitre 7

     

    Et comme on n’en avait pas fini avec les gâteaux (Jérôme passait vraiment tout son temps derrière les fourneaux), c’était au tour de Kali de grandir ! Alors… ?

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    J’ai failli pleurer tellement ma poupoune était belle.

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    - Comment tu fais ta frimeuuuuse !
    - De quoi ? Hé, j’y peux rien si vous êtes moches, moi !
    - De qui tu causes, on est beaux comme tout, nous.
    - Ben ouais mais vous êtes bleus en même temps.

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    - Okay, j’me casse.
    - Mais Grace, fais pas ta rageuse. C’est pas notre faute si t’as hérité de la tronche de papa.

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    - Bon, j’en étais où moi… ah oui, les super devoirs.

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    Puis ce fut au tour de Yerik de grandir, et on en avait fini avec la marmaille.

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    Tout de suite sur son téléphone, qu’il était. Je trouvais dingue la façon dont mes enfants s’étaient facilement accoutumés au mode de vie humain. Enfin, ils n’avaient connu que ça, évidemment. Mais avec un peu de moi dans chacun d’eux, je ne pensais pas qu’ils seraient si normalement… normaux, ici.

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    Avec les enfants qui se rendaient de plus en plus compte de la situation et du budget dont on disposait, du fait que j’étais arrivée sans rien, que Jérôme m’aidait et tout ça… ils ont décidé de tous prendre un job à côté des cours, pour qu’on puisse s’en sortir plus facilement et qu’on continue petit à petit les travaux dans la maison. Lona était du coup toujours la première à se lever, pour aller au café.

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    Et quand elle rentrait du lycée, elle bossait ses toiles parce que ça la passionnait. En plus du fait qu’elle pouvait les revendre, elle me disait qu’elle avait trouvé sa voix.

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    J’étais heureuse de pouvoir compter sur elle (un chouilla plus sur les autres, c’est vrai, grâce aux toiles) puisque les jumelles étaient arrivées à la fin de leur scolarité.

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    Elles ont soufflé leurs bougies l’une après l’autre, bien sagement.

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    Avant de décider qu’il était temps pour elles de se trouver leur chez elles (oui, pas question qu’elles se quittent, rapport au jumelage, tout ça. C’était un truc, il parait), et elles nous ont quitté comme ça, main dans la main.

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    Bon, ça n’a pas changé grand-chose dans la maison par contre. Vu comment elles étaient discrètes, les jumelles, l’ambiance n’est pas tant retombée que ça. Pire, les garçons passaient leur temps libre à s’échanger des tuyaux de jeux vidéo, chose que je ne comprenais pas vraiment.

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    - Bon, et si on parlait à Kali du truc de l’héritière là ?

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    - Alors tu veux vraiment faire ça ?
    - Ben oui, c’est important. Il faut permettre aux Na’vis de survivre.
    - Tu sais que j’suis toujours partant alors.
    - Cool ! Par contre, j’ai peur qu’elle le prenne mal. C’est une ado et tout…

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    - … Tu veux pas lui parler ?
    - T’inquiète pas, dans le pire des cas elle va t’envoyer balader et y réfléchir ensuite.
    - Mouais… okay.

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    Alors j’ai pris la nuit pour y penser. Et au petit matin, Eytukan a décidé de profiter qu’on ne soient pas levés pour sécher les cours et squatter la salle de gym pour « commencer à impressionner la gente féminine ».

    Chapitre 7

     

    Mais vu que c’était pas tant ce qui me préoccupait, je m’suis dit que c’était pas si grave. Surtout qu’il bossait bien et que son anniversaire approchait.
    - Kali, ma puce ? Faut qu’on discute.
    - Tu m’fais flipper, m’man. J’ai fait une co.nnerie ? J’te jure, la poupée rose c’est pas à moi.
    - Hein ? Non non, rien à voir.

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    - En fait, on aimerait que tu prennes la relève de… ben, comment dire… Jérôme, de l’aide ?
    - Tu y étais presque, courage !
    - Mais pourquoi vous vous y mettez à deux ?!
    - Et pourquoi c’est à Kali qu’on cause de trucs sérieux ?
    - Chut Yerik, danse.

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    - Bon, tu te rappelles ce que je vous ai raconté, à toi et tes frères et sœurs ? Comme quoi je viens de très loin, dans l’espace, et que j’ai été obligée de venir sur Terre (où j’ai rencontré votre père d’ailleurs) ?
    - Euh… ouais ?
    - Et tu te rappelles que mon peuple est mort là-bas ? Hé bien j’avais dans l’espoir de lui redonner vie, ici.
    - Quel rapport ça a avec moi ?

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    - Je pensais que tu aurais pu prendre ma suite, tu vois. Garder la maison à la mort de ton père et moi, et assurer notre descendance.
    - T’es en train d’me dire qu’il faut que j’me trouve un mec et faire des trucs, là ? C’est pas un peu creepy ?
    - Je dis pas ça directement, tu verras bien quand tu seras intéressée par ça… je te parle de l’héritage de notre peuple, parce qu’il vit encore en nous.
    - Okay, je vois…
    - Et si je peux me permettre, ce sera bien que ton successeur soit une fille, et qu’elle ait la peau bleue.
    - Bon attends, va falloir que j’sorte de quoi noter, là.
    - T’es d’accord du coup ?
    - Pourquoi pas ! C’est important, et si tu y tiens…

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    J’étais sur un petit nuage. C’était déjà ça de fait, et ça m’enlevait un poids. Je savais que Kali adorait l’astronomie (jugez par sa robe…), c’était mon petit génie à moi. Son premier réflexe a été de me promettre de devenir astronaute pour les Na’vis, mais je lui ai bien expliqué que ça ne servait à rien de les chercher puisqu’il ne restait plus rien de Pandora. Alors elle m’a dit qu’elle voulait devenir écrivain, pour raconter de merveilleuses histoires sur sa planète d’origine, grâce à tout ce que j’avais pu lui relater. Et puis vint l’anniversaire d’Eytukan qui n’avait qu’une idée en tête : retrouver la demoiselle de la salle de gym.
    - Sans déc.onner, tu veux pas souffler ailleurs ?

    Chapitre 7

     

    - Non mais ça va, j’ai pas été rabat-joie quand tu soufflais tes bougies.
    - Sauf que j’soufflais pas dans tes devoirs. Et puis de toute façon, t’étais même pas là. Tu m’laisses me concentrer, oui ?

    Chapitre 7

     

    Et au tour de Lona. Encore deux ados, on tenait le bon bout !
    - Sérieusement, c’est quoi votre problème ? J’te souffle pas à la tronche quand tu manges, moi.

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    - T’arrête de râler, oui ?
    - Okay, bon. IL ETAIIIIIT UN PETIT HOMMEUH PIROUETTEUH CACAHUEEETTEEUUUH…. Fais pas la tronche, c’est pour la bonne cause ! Jamais contents, ces grands.

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