• Chapitre 18 - les fruits

    Avec la famille qui s’agrandissait, on a d’abord voulu faire de la place dans la maison mais elle ne permettait pas qu’on fasse les travaux qu’on voulait. Alors on a décidé de tout raser, revendre les meubles et tout recommencer correctement, avec une maison qui nous conviendrait vraiment et dont on superviserait les travaux, au lieu de passer par le défilé des agents immobiliers. Et comme avec tout ça, j’en avais oublié mon anniversaire, on a décidé avec Potiron qu’on les fêterait ensemble.

    Chapitre 18

     

    Bon, ça a pas changé grand-chose bien sûr. Il avait toujours autant de tartes sur les hanches, et moi j’avais gardé ma taille de guêpe ! Si c’est pas la classe. 40 ans et toujours baisable jolie à regarder.

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    Dans la nouvelle maison, j’avais plus envie de me coltiner les urnes pour avoir des défilés de pleurnicheurs. Du coup, on a installé papa et maman dans le jardin, sans trop s’attarder sur les bouquets de fleurs parce qu’on avait franchement mieux à faire du fric à ce moment-là. Puis t’façon ils s’en tapent, ils sont clamsés.

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    Comme quasiment tout le budget était parti, les enfants se sont mis à nous aider encore plus. Pastèque à la peinture, évidemment, qui se débrouillait d’ailleurs de mieux en mieux.

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    Et Kiwi à l’écriture. Bon en toute honnêteté, c’était juste pour être « cool comme son oncle » et nous aider financièrement. Parce que quand on l’entendait râler après l’ordinateur comme quoi il captait pas comment Abricot arrivait à faire en sorte que la banane puisse voler sans cape… ouais ouais, dans ses livres.

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    Et moi, avec le temps récupéré avec les enfants qui ont grandi, j’ai pu reprendre ma conquête de l’espace à coups de tartes ! C’était pas trop tôt. J’suis sûre que maman se retourne dans sa tombe.

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    C’était pas de la tarte du gâteau mais j’avançais ! J’avais rencontré un petit bonzhomme tout rose, perdu sur un astéroïde. J’ai pu le consoler avec une tarte que Potiron m’avait filé (la seule de libre d’ailleurs, on s’demande pourquoi il est si gros, moi j’suis sûre qu’il se les enfile toutes dès qu’il les fait), et j’avais bon espoir qu’il en parle à ses potes puisque je l’avais ramené chez lui ! Il me devait bien ça. T’façon j’ai noté ses coordonnées, si j’entends pas parler des tartes des Entartées dans quelques années, le temps que ça fasse le tour de l’univers, j’vais lui péter les dents, moi. Bon par contre, ils peuvent pas faire des fusées qui font pas d’fumée ?

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    Des fois, je me demandais si le fait d’avoir un père sain avait pas détraqué la frangine. Autant mon père était un jerk, j’étais pas folle pour autant (si ?). Par contre Cerise…

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    Alors okay, je parlais à mes toiles. Mais moi, je savais bien qu’elles allaient pas me répondre. Cerise par contre, j’étais quasiment certaine qu’elle entendait son jouet.

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    Après j’dis ça, tonton Potiron il parle bien à ses plantes aussi et, bon, à part le fait que ça l’a empêché de trouver une dame à épouser, il est pas plus taré que le reste de la famille. Il est cool, tonton Potiron. Bon sauf quand il bouffe toute les tartes. M’enfin, Cerise au moins, ça la rendait heureuse de rire à cause de ce que son joujou lui raconte.

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    - Hé Pastèque ! Noogat il t’aime bien !
    - Cool ! Dis-lui que j’vais lui peindre un truc en remerciement.
    - Choueeeette !

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    - On la mettra dans notre chambre ! Pas vrai Noogat ?
    Bon, elle était choupinette quand même, ça me changeait de la crise d’infériorité que Kiwi m’avait fait.

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    Mais c’était sans compter sur le fantôme de l’ancêtre qu’avait décidé de revenir m’emmerder. Apparemment, ça lui avait pas suffi de me traumatiser enfant.
    - Bon alors, elles sont OU toutes les tartes ??
    - De quoi ? J’sais pas, faut demander à tonton Abricot, c’est lui qui cuisine.

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    - Ah bon…
    Et pouf, comme se débarrasser d’un fantôme encombrant, ne pas prêter attention !

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    Mais bon, d’après maman, grand-mamie Pomme elle était coriace. Du coup comme elle a pas trouvé Abricot, elle est revenue à la charge.
    - Et comment ça se fait que y’ait que lui qui cuisine ? Vous avez pas encore compris la puissance des tartes, du haut de votre intelligence de djeunz ?

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    - Pastèque ?... Tu m’écoutes ?
    - Pas du tout…

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    - Non mais enfin, j’t’en prie ! Ta mère se donne assez de mal à conquérir l’univers avec les tartes, tu pourrais AU MOINS peindre des fruits…
    - Mouais c’est ça, cause toujours.
    - Non mais…

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    - De toute façon je t’ai dit, c’est tonton qui a la charge des tartes, nous autres on n’a pas appris à cuisiner depuis que tu me l’as demandé y’a un quart d’heure. Si tu veux engueuler quelqu’un, t’as qu’à attendre qu’il rentre du boulot ! Ou alors il doit causer à un arbre, t’as checké dehors ?
    - Ah voilà, fallait le dire de suite ! Tu vas voir, j’vais lui faire faire des tartes, moi.
    - Ah mais j’crois bien qu’il en fait. Mais il doit toutes les bouffer, aussi.
    Après ça, elle s’est mise à déblatérer des trucs en fantôme, j’vous épargne le bordel. Mais tonton Abricot il allait le sentir passer.

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