• Chapitre 16 - les tambours

    Judie passait les heures en se questionnant sur la signification du dernier indice.

    - « Toute aide ne sera plus bonne à prendre »… J’ai déjà demandé de l’aide, moi ?

    - A part à moi, il ne me semble pas.

    - Oui mais à toi c’est normal pour m’empêcher de faire une stupidité qui me ferait reprendre cinquante kilos, tu vois, ça compte pas.

    - Donc tu as ta réponse.

    - C’est pas faux…  « Peut-être allez-vous vous surprendre. » Pourquoi écrirais-tu ça ?

    - Parce que tu crois que je vais t’aider pour comprendre mes propres indices ?

    - Roh, ça coûtait rien d’essayer.

    - Attention quand même…

    Judie n’était pas plus avancée. Alors elle décida de se changer les idées en allant faire une séance d’échecs avec monsieur J, avant de partir au travail. Ce qu’elle ne sut pas, c’est que son aide n’eut pour effet qu’embrouiller son pauvre ami qui semblait avoir régressé.

     

    Chapitre 16 - les tambours

     

    Et c’était sans compter sur le retour des enfants de l’école, qui semblaient tout aussi perdus que leur père, bien que l’exprimant par l’agacement. Lorsque Judie rentra et appris la nouvelle, elle commença à comprendre. Peut-être devait-elle commencer à laisser voler le reste de son foyer par ses propres ailes ?

     

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    A partir du moment où les choses devinrent légèrement plus claires, chacun put se reprendre en main. Aussi, monsieur J revint avec une nouvelle promotion ! Qu’il avait obtenue non sans s’énerver lui-même pour s’améliorer.

     

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    Les enfants, quant à eux, apprenaient à compter l’un sur l’autre (voire sur eux-mêmes) pour leurs devoirs, même si l’aide de Judie n’avait pas été aussi présente de ce côté que de celui de leur père. Il fallait dire aussi que Cloud approchait de son entrée au lycée, et qu’il se souciait moins des conséquences des indices. Il avait donc certaines aises.

     

    Chapitre 16 - les tambours

     

    Petit à petit, on devait bien reconnaître que cette famille étrange devenait de plus en plus… familiale. Même si les gestes d’amour des parents envers leurs enfants avaient toujours été présents, en prenant de l’âge on s’attachait davantage et on osait montrer cet amour. Ce qui était toujours une chose incroyable venant de monsieur J, quand on connaissait son caractère.

     

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    - Bon, j’ai bien réfléchi, et j’ai constaté les résultats.

    - De ?

    - Ton indice.

    - Et ?

    - Ben, si je continuais d’aider… ou plutôt de materner J et les enfants un peu trop, l’effet inverse se produisait. J’ai bon ?

    - Possible.

    - Du coup, en arrêtant de porter assistance, ils ont découvert qu’en travaillant d’eux-mêmes, ils réussissaient tout aussi bien. J’ai bon ?

    - Possible.

    - Je le savais !

    - Maintenant, peut-être pourras-tu t’aider toi-même…

    Judie fit une moue perplexe, mais se contenta d’hausser les épaules. Aussi, elle se rendit compte qu’elle avait gagné en confiance en elle, et que ça lui servait au quotidien.

     

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    - Maman ! Cloud il fait des étoiles !

    - Ah bon ? J ! Viens vite voir ton fils grandir !

     

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    Et ce qui devait arriver, arriva. Cloud devint un adolescent, sous le regard de sa sœur qui se demandait quand son propre anniversaire aller arriver. Ce qu’elle ne réalisait pas, c’était que plus personne ne serait là pour la défendre à l’école.

     

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    Monsieur Cloud avait donc un pied dans la vie des grandes personnes. Même s’il fallait préserver autant que possible sa jeunesse, il savait bien les soucis financiers que la famille rencontrait, et savait les responsabilités qu’il allait devoir prendre. La première étape fut de revêtir les vêtements de jour que le jeu avait généré pour lui. Adoptant finalement le sourire qui lui allait si bien, il se dit que même si tout n’était pas bien accordé (et même plutôt déséquilibré), il y avait pire. N’était-ce pas une bonne philosophie ?

     

     

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